INTERVENTION LORS DE LA REUNION DU 10.09.2010


Mesdames, messieurs,

Merci de me donner la parole au nom de l’association que je représente ici ; « association pour la défense de la Résidence La Clôseraie – LOURDES- » autrefois dénommée « Closerie ».

A ce titre, je me félicite de porter la voix de plus de trente propriétaires de cette résidence qui a, eu égard aux aléas de son existence, bien des difficultés à survivre. Situation telle que gestionnaire et propriétaires se trouvent à un tournant décisif de leur collaboration pour les raisons que je vais tenter d’énumérer.

Lors de ma rencontre avec M HORAIST à CHELLES -77- j’avais fait savoir à mon interlocuteur que la situation était naturellement prise très au sérieux par la communauté, que des avis divergents se prononçaient ou pour la rupture ou la poursuite de notre partenariat. Parlant en mon nom propre, j’affirmais être disposé à étudier toute proposition se traduisant par un assainissement de la situation. Personnellement, je n’étais hostile à aucune suggestion positive.

Aujourd’hui, le doute, peut-être à tort, sur la capacité de M HORAIST à redresser la situation est gravement entamé ; de même que son capital confiance. Pour ma part, des erreurs ont très probablement été commises. Des éléments le laissent clairement penser…Laissons-la « paternité » à leur (s) auteur(s).

En effet, GRT-C mais pas seulement lui, le GROUP AGEMOS & PARTNERS, et ses entités ne font plus confiance

.

Retour en arrière : le passé.

Il y a quelques temps déjà, de sympathiques CGP se sont présentés chez nous, petits, moyens ou gros ( ?) épargnants pour nous vanter comme ce qui apparaissait, à l’époque, c’est-à-dire avant les scandales, comme le meilleur placement, accessible, offrant la défiscalisation ainsi que des loyers attrayants permettant, à celles ou ceux ayant eu recours aux banques, « un remboursement sans douleurs »…on ne pouvait décemment pas résister à telle offre…

Mais, tout à la satisfaction de notre acquisition, la bas, à LOURDES, ce que j’appellerai « un drame technique et financier, dû à l’inconséquence d’un promoteur se produisait, rompant ce bel espoir se concrétisant dans l’immédiat par la réception d’un courrier l’avant-veille de la remise des clés : décalage d’une année de la réception due « à un cas de force majeure » selon M HORAIST. Ce qualificatif n’allait pas tenir bien longtemps…

Ce contre temps ainsi que les conséquences inhérentes à cette situation n’allaient pas nous laisser inactifs. Des réunions suivirent teintées tantôt d’espoir tantôt de déceptions surtout lorsqu’il fut acquis que notre beau rêve allait prendre la tournure d’un cauchemar : non règlement des loyers, abandon de créances, puis non règlement des loyers 2010 ; achevaient tout espoir de redressement de la situation.

Certains d’entre nous relevaient alors la tête, envisageaient la création d’une association, le recours à un avocat et la possibilité de saisir la juridiction compétente compétente. De très nombreux mails et communications téléphoniques furent échangés, vous ne l’ignorez pas.

C’est alors que vous m’avez fait part de la pertinence d’une rencontre vous et moi. J’ai accepté cette offre après en avoir fait part à l’ensemble de la communauté. Cette rencontre a été d’une excellente tenue. Vous m’avez remis une partie des documents que j’avais souhaité prendre connaissance, sauf la copie de la saisine du tribunal de Commerce. Je réitère d’ailleurs aujourd’hui cette demande et appuie par la même occasion celle de M ROLLAND relative au « certificat de solidité à froid »

La lecture suivie de relectures de la note de synthèse réalisée par M Jean-Pierre BORGES, expert près la Cour d’Appel de PARIS, expert désigné par Monsieur le Président de ladite Cour sur saisine de la SCI CAMINO AZUL est édifiante et laisse pantois devant tant de désinvolture.

Dans sa note du 27 juillet 2010, Monsieur BORGES dresse un véritable réquisitoire d’incompétence des fautifs et souligne !

– quelle fait suite à trois réunion dont une in situ,

– elle précise que la SCI CAMINO AZUL est maître de l’ouvrage… »bien qu’il soit difficile de comprendre qui assurait la maîtrise d’œuvre sur le chantier ». L’expert poursuit « qu’il apparaît bien que, jusqau’au 18 mai 2010, celle-ci était bien tant dans sa conception que dans la réalisationdu ressort de CAP ARCHITECTURE –M LE FAUCHEUR- qu’il s’en est suivi un imbroglio d’intervenants « démontrant un manque de rigueur avec lequel cette affaire a été menée »

– que la société ALIOS, mandatée pour procéder aux analyses de sol avait rendu un rapport totalement défavorable à la nature des travaux souhaités par CAP ARCHITECTURE.

– Qu’au cours d’une réunion de chantier le 1er septembre 2005 avec l’ensemble des intervenants la prescription de la Sté ALIOS avait l’objet d’un débat, mais que pour des raisons financières –dépassement du budget prévisionnel- M LE FAUCHEUR avait décidé de passer outre la recommandation du géophysicien…et se concrétisant malheureusement pour nous par l’effondrement du terrain qualifié par M HORAIST comme cas de force majeure. Qualification que je réfute avec la plus grande vivacité.

– Que les différents travaux de reprise de chantier qui s’en suivirent se sont évidemment soldés par un retard de livraison de 15 mois, dont seulement 5.75 mois dû au sinistre. Ce qui signifie, qu’en tout état de cause nous n’aurions pas perçu nos appartements à la date fixée par le contrat de vente.

Chronologie de l’incident :

17.05.2005 : étude des sols par la société ALIOS qui rend son rapport indiquant que la nature des sols nécessite l’utilisation d’une particularité dite « berlinoise »

01.09.2005 : réunion de chantiers des intervenants dont M LE FAUCHEUR. Ce dernier rejette la préconisation de ALIOS au motif qu’elle est onéreuse et de ce fait, dépasse très largement son budget prévisionnel ? Il craint de ne devoir mettre un terme à son chantier. Il est donc passé outre les conclusions du géotechnicien.

18.05.2005 : 1er coup de godet et les prévisions de la Sté ALIOS se réalisent : éboulement du terrain, provoquant d’ailleurs des dégâts à l’immeuble d’à coté ! Ce qui ne constitue aucunement un cas de force majeure, mais le résultat d’un bel entêtement financier.

08.11.2006 : redémarrage du chantier après consultation d’un second bureau d’études des sols la Sté FULGRO dont les recommandations sont identiques à celles de ALIOS,

27.12.2007 : réception avec « réserves » de l’immeuble. Donc personne ne peut garantir la pérennité de la résidence. Un détail…

Conséquences :

retard sur la location nécessitant des frais supplémentaires pour les acquéreurs, prêts relais etc…

– pour le promoteur frais supplémentaires coût des matériaux, agios, intérêts retard etc…

– autres frais divers…

– trésorerie amoindrie, voire inexistante…

La saisine portée par la SCI CAMINO AZUL devant le Tribunal de Grande Instance de PARIS s’élevait à 1.100.777.20 euros TTC à l’encontre des entreprises fautives. Selon l’expert, « les travaux dictés par la nature du sol ou ceux en rapport direct avec la fonction de maître d’ouvrage doivent rester au compte exclusif de SCI CAMINO AZUL représentant une somme globale de 525.733.91 euros TTC. »

L’expert de continuer son décompte en écrivant « que le total des dépenses retenues qui doivent être mises au compte des quatre locateurs d’ouvrage techniciens qui ont concouru identiquement à laisser choisir et à valider une méthodologie incorrecte pour la création du voile périphérique à savoir :

– le maître d’œuvre CAP ARCHITECTURE

– le bureau d’étude SGI

– l’entreprise CREPY

– le bureau de contrôle SOCOTEC, l’ensemble pour un coût de 298.224.81 euros TTC, chacun responsable à hauteur de 25% ;

Les autres réclamations du demandeur ne sont pas retenues. Lesquelles ?

Naturellement le diagnostic de Monsieur BORGES est accablant pour les mis en cause. Il émet des éléments de nature à aider le Président du tribunal de Grande Instance dans son jugement. Il nous appartient donc d’attendre les conclusions du magistrat instructeur. Mais, je pense que nous pouvons déjà nous poser en victime du maître d’œuvre…ce que nous ferons après concertation avec notre avocat.

Conclusions personnelles :

Ceci est extrêmement grave, démontre la faute et nous désigne en victimes.

Le document cité en référence dévoile également le caractère vénal de Monsieur LE FAUCHEUR et peut-être de ses associés ; nous en référerons à notre avocat qui ne manquera pas de nous prodiguer les conseils nécessaires. Toutes les hypothèses restent ouvertes…

Et demain ?

Il nous va falloir réagir…étudier sérieusement les opportunités qui, je l’espère, vont se présenter à nous.

Deux actions vont nécessairement devoir s’imposer :

– régler les comptes (au sens pacifique mais financier du terme) selon les conseils de notre avocat,

– nous tourner vers l’avenir. Nous allons devoir, le plus grand nombre de propriétaires possible, rechercher une solution de remplacement,.

A cet égard, j’ai été invité cet après midi à une conférence téléphonique, avec M HORAIST, Madame HUETTE Nadine ainsi que MM FREISS et BURGEY de la Société RESID & CO.

Ils proposent un concept de gestion autonome par la copropriété, RESID & CO se chargeant de l’aspect commercial, et de « remplir la résidence » !

A ce jour, 18 résidences fonctionnent sous ce principe. Ce ne sont pas des franchisés…C un trop long à expliquer par écrit, mais ces personnes seront présentes demain.

Le nombre des futurs adhérents à notre association évolue quotidiennement. Il représente environ 70 % des tantièmes.

Je souhaite que les personnes qui n’ont pas encore fait le pas nous suivent. Ce n’est pas une question de savoir si l’on est pour ou contre, il faut s’unir pour représenter une force digne d’intérêt surtout si nous sommes amenés à entamer un recours devant la juridiction compétente.

Dans ce désastre, il y a immanquablement des fautifs. C’est à eux que nous devrons demander réparations de leurs conséquences.

Je vous remercie de m’avoir écouté et, j’espère, entendu.

Paris, le 10.09.2010.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :